"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
APRÈS LA PLUIE Flottilles de confettis: La neige rose des prunus Fleurit de soie les flaques de l'averse. Rose dragée, Rose de tutus effondrés, Rose princesse de Disney Tout d'artifice et de fard. Féérie fugace Du faux printemps de mars, Fièvre éphémère,...
Lire la suiteAVATAR Quel décret dans l’ombre prescrit Que demain fleurisse la rose ? Qui sait où divague l’esprit, Quand le corps, dans la nuit, repose ? Que demain fleurisse la rose, Nos yeux vont s’en émerveiller. Quand le corps, dans la nuit, repose, Est-on sûr...
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TURNER LA FIANCÉE DE ROBINSON À l’heure où, sous la brume, on devine l’aurore Au tendre rougeoiement que, d’un souffle embaumé, Le vent déroule au loin sur la vague sonore, Dans les haubans d’un brick a fui mon bien-aimé ; Je ne sais quel démon, quel...
Lire la suiteDEUX CAVALIERS Un jour clair de septembre, un de ces soirs si doux Que dans l’air transparent l’arbre s’étire et semble, Palpitant d’un essor dont chaque feuille tremble, Flotter vers l’océan du couchant rose et roux, Resserrant de concert leurs doigts...
Lire la suitePETIT BONHEUR Quand je te vois le jour s’éclaire, Il me semble qu’à toucher terre Mes pas s’emplissent de vigueur Et que mon sang brasse l’ardeur Des sèves vertes de naguère. Croiser tes yeux, la belle affaire ! Mais la peine en devient légère Et l’ombre...
Lire la suiteRÉTROSPECTIVEMENT Dame d’un temps lointain, dont tant de vers sans prix Enluminent d’amour la figure charmante, Faut-il que votre image aujourd’hui me tourmente Et que flambe un tel feu dans mon être surpris? Trouverais-je le cours de ce monde si triste...
Lire la suiteCLASSIQUE OR NOT CLASSIQUE N’écrivez, tranche l’un, de sonnet que classique, Faites-le rimer riche, écartez-en l’écho, Pour que, tels les clairons ceinturant Jéricho, Ses cadences d’airain corsètent le lexique ! Mais l’autre soutiendra qu’au festin poétique...
Lire la suiteBOUQUET MINEUR Pâle pourpre de l’ancolie, Dauphinelle aux fleurons d’azur, Et toi, compagne du vieux mur, Giroflée où l’or s’humilie ; Toi, marguerite qu’exfolie La quête d’un bonheur futur Et toi, cher souci qu’elle oublie, Comptant sans l’avenir impur...
Lire la suitePRINCESSE CAPTIVE De ma fenêtre le verrai-je Sous le tulle qui me protège Chercher le rire de mes yeux ? Ne pourrait-il tomber des cieux Un soir d’hiver avec la neige, Ou se laisser par sortilège Conduire vers l’aimable piège Que lui tend le reflet joyeux...
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