"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
« Voilà toute l’histoire », conclut Astrid. Déçu ou distrait, Léo ne releva pas le flottement qu’il avait perçu dans la voix de sa sœur. Prune, plutôt contente de ses derniers partiels, s’abandonnait aux tiédeurs associées de l’air, du bras de Léo entre...
Lire la suiteQuant à l’origine du violon… « Non, je n’en ai jamais joué. Ni moi ni personne de ma famille. C’est un cadeau. Mon père avait un vague cousin, bien plus jeune que lui. Un garçon qu’on dirait… instable, aujourd’hui, peut-être même caractériel. Longtemps...
Lire la suiteLes mots mêmes de leur conversation bruissaient tout frais dans la mémoire d’Astrid, mais elle dut en suspendre le reflux le temps d’assouvir sommairement la curiosité de la serveuse. Celle-ci, en effet, apportant la commande, non seulement avait reconnu...
Lire la suiteC’était, selon la formule usuelle, une femme entre deux âges - à vrai dire vieille aux yeux d’Astrid, pour la seule raison qu’au bord des tempes ses cheveux grisonnaient -, mais alerte et vive à en juger par sa réaction instantanée. À peine son regard...
Lire la suiteL’absence d’écho à leurs appels les jours suivants exaspéra la curiosité du frère et de la sœur. Ils réitérèrent, ils multiplièrent leurs messages. Le violon reposait sur la table de nuit d’Astrid ; elle en caressait du bout de l’index les contours, les...
Lire la suiteFUGUE POUR VIOLON L’objet gisait au milieu du sentier, parfaitement insolite dans ce cadre bucolique. Agacé d’avoir à slalomer entre les flâneurs des larges allées sablonneuses, Léo, suivi sans hésitation par sa sœur Astrid, avait soudain bifurqué. Il...
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