"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
Le dimanche, pendant que Gilles se pomponne, elle décide qu’il est temps d’installer son chef d’œuvre. L’oreille aux aguets, elle examine la poutre, la poupée. Pas au centre, non ; ce serait niais ou prétentieux. Elle décale le pantin vers la gauche,...
Lire la suiteÀ force de passer des soirées devant la cheminée sans feu, l’idée finit par surgir que la tablette, une poutre de noyer massive et lustrée, appelle un ornement. À peine éclos, déjà épanoui, le projet prend forme et, pendant que Gilles agence ses casiers...
Lire la suiteC’est pourtant l’habileté de Gilles qui a plu à Viviane quand ils se sont connus. La prestesse et la dextérité de ses mains, qui savent aussi les subtilités des caresses. Son instinct pour dénicher l’aubaine. Sa hardiesse pour évincer les concurrents....
Lire la suiteLe matin, ils partent tôt, chacun dans sa voiture. Contre les offres tentatrices de Gilles - « Je pourrais te déposer. Pour les horaires, je m’arrangerai toujours… » -, Viviane s’obstine à conserver sa Clio d’occasion, ornée de bosses et de repeints baveux,...
Lire la suiteSi Gilles n’y entend sans doute qu’un éloge, baume sur sa vague honte d’orphelin longtemps materné par une cadette, comment Viviane, sa femme, n’en percevrait-elle pas la compassion secrète ? Quelle que soit son amitié pour Nadia, comment n’en serait-elle...
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