"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
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TURNER |
LA FIANCÉE DE ROBINSON À l’heure où, sous la brume, on devine l’aurore Au tendre rougeoiement que, d’un souffle embaumé, Le vent déroule au loin sur la vague sonore, Dans les haubans d’un brick a fui mon bien-aimé ;
Je ne sais quel démon, quel ferment de démence Offre à son cœur repu de l’humble paix des champs D’étreindre sur les mers l’âme du monde immense : En vain j’ai prodigué larmes et mots touchants ;
Il est parti, trop sûr que son retour à terre Fera plus vif jaillir l’amour, à nous revoir, Quand se noueront nos mains sous l’orme solitaire, Quand nos corps se joindront dans l’ombre du lavoir… |