"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
BAS-BLEU? Elle est de ces femmes indignes Qui rendraient plus que volontiers Leur tablier De cuisine, De celles pour qui la poussière Est un peu moins objet d'aigreur Qu'aspirateur Et serpillière. Ses doigts rechignent aux aiguilles, Le titre de fée du...
Lire la suiteAVRIL Frêle et doré dans le soleil, Le peuplier ouvre ses branches; Sur le narcisse au cœur vermeil, Se lève un matin bleu pervenche. La plaine tendre au bord de l'eau S'étire et vibre à peine éclose; Dans le jardin les nids d'oiseaux Réveillent les boutons...
Lire la suitePurge, de Sofi Oksanen Roman prenant par son intrigue et ses deux personnages principaux, dans lesquels se mêlent naïveté, astuce, énergie; évidemment Zara inspire plus de sympathie qu'Aliide, desservie par sa jalousie forcenée. Montage efficace, qui...
Lire la suiteAUTOMNES Autrefois, farfadet des grèses, Des clos, des combes, des chemins Où les feuilles couchent à l'aise Leurs chutes d'ambre et de carmin, J'y traînais mes pas enfantins, Etrave où le flot d'or foisonne, Lame froissant moire et satin: J'avais six...
Lire la suiteSENTINELLE De ma fenêtre je regarde, Dès l’aurore montant la garde, Tourner le jour et la saison, Et la nuit - folie ou raison -, Insomnieuse je m’attarde ; Les flammes dont le soir se farde, Le rayon blanc que l’aube darde, J’en vois la moindre effloraison...
Lire la suiteLe vase où meurt cette verveine - Frédérique Martin Un bien joli titre, pour un roman qui culmine sur une scène horrible - à laquelle j'ai du mal à croire, malgré ce qui en est dit à la fin: "Certains événements sont au-delà du pardon ou de la compréhension,...
Lire la suiteCHERS ÉPHÉMÈRES Ils traversent nos jours sans qu’y pèsent leurs ombres, Attentifs dans l’instant et sitôt oublieux, Liés à nous si fort, si peu ! Car de peur qu’un excès de ferveur les encombre, On les chérit du bout des yeux. Savent-ils quels désirs...
Lire la suiteLa carte et le territoire - Michel Houellebecq Un remarquable condensé du monde actuel, depuis les réalités les plus banales (le plombier, le mendiant, le bébé qu'il faut changer dans l'avion de Beauvais...), jusqu'aux plus superficielles et futiles (la...
Lire la suiteNUAGES D’ÉTÉ Dans le ciel immensément bleu, Plus légers que flocons de mousse, Trois nuages qu’un zéphyr pousse Vont flottant à la queue leu leu. Le soleil en vain se courrouce, En vain darde un arc ombrageux, Ses traits de leur ventre neigeux Ne tirent...
Lire la suiteET POURTANT… Ils sont si grands, tous ces poètes ! Tu les lis, les relis, ton âme s’en nourrit ; Que pèsent près des leurs tes phrases inquiètes ? Ton vers grince où le leur sourit. Des mots ils domptent l’harmonie, En cent couleurs les sons se divisent...
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