"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
Le sermon sur la chute de Rome, de Jérôme Ferrari Incontestablement de la force, et l'adjectif somptueuse qu'emploient les critiques pour qualifier l'écriture n'est pas déplacé. L'impression de déploiement majesuteux qu'elle donne est évidemment due en...
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L'art difficile de rester assise sur une balançoire, d'Emmanuelle Urien C'est sûr, je n'aime pas le titre, trop long, trop mode, et je préférais celui sous lequel le roman avait été annoncé par son auteur, mais les circonstances éditoriales ont leurs...
Lire la suiteMÉLANCOLIE DE PRINTEMPS Les matins sont plus clairs, le jour bleu fraternise Avec l’odeur de miel éparse au fil du vent ; Le chat, gourd de tiédeur, assoupi sous l’auvent, Laisse l’oiseau chanter comme en Terre Promise. L’insecte de soleil et de nectar...
Lire la suiteBrefs récits pour une longue histoire, de Roger Grenier Évidemment ça se lit sans ennui, mais ça s'oublie aussitôt lu. Franchement, si l'auteur n'occupait pas la place qu'il occupe, ce livre aurait-il été publié? Tous ensemble, mais sans plus, de Georges...
Lire la suiteNEIGE Toi qui dans l’ombre as revêtu Nos routes de ta blancheur vaine, Maudite neige, ignores-tu Qu’on m’attend là-bas dans la plaine ? Sceau jaloux qu’a posé la nuit Sur mon chemin, peste enjôleuse, Quel souffle sournois a conduit Vers mon seuil ta candeur...
Lire la suiteNOËL SUR LE CAUSSE Pour sapin, le genévrier Tiré du bois maigre où frissonne La feuille que les vents d’automne Du chêne n’ont pu délier. Déroulé leur nid de guirlande, Voici briller six boules d’or : Parmi les piquants du décor, À doigts prudents, qu’on...
Lire la suiteUN VILLAGE Ils disent que tu n’es pas mort, Mais on a fermé ton école ; De sa cour plus jamais ne sort Un chant narquois de carmagnole ; Son préau clos de verre obscur N’abrite ni jeu ni rengaine, Aucun front ne colle à son mur L’excès d’un rire ou d’une...
Lire la suiteNOVEMBRE Aux volets clos dans le jour qui décline, Au parasol replié sous l’auvent, Au jardin glabre, à la treille orpheline, Au sentier nu que ratisse le vent, J’ai reconnu l’amère discipline De votre absence et j’ai vu, s’élevant Avec la nuit du pied...
Lire la suiteIRREMPLAÇABLE Vous me manquez si rudement Que ma plume en plaintes s’éraille : Comment pourrais-je sans aimant Garder compacte ma limaille ? Les paumes sages de vos mains En calme lac muaient l’averse ; Sans votre œil clair sur mes chemins Je m’éparpille...
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