"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
LE FLEUVE DANS LA VILLE Reptile apprivoisé qu’habille de velours La main lisse du vent sur ses airs d’Orénoque, Le fleuve dans la ville étire ses flots lourds, Froissant en plis rieurs sa moirure équivoque. Les hommes sur ses bords ont dressé leurs palais,...
Lire la suiteTABLEAU DE PRINTEMPS Dans la chambre tiède et vermeille, L’enfant dort au creux du berceau ; Sur le balcon, tant qu’il sommeille, Venez, ma toile et mon pinceau ! Près de la fenêtre entr’ouverte, L’oreille au guet, Je tempère d’une ombre verte L’or d’un...
Lire la suiteLES AMANTS Les verra-t-on, furtifs, dans l’ombre solitaire, Sous l’idéale nuit d’un avril embaumé Où le vent jette au cœur avide d’être aimé La verte exhalaison des encens de la terre ? Leurs pas glissent ensemble à travers bois et champs ; Nul ne sait...
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2008 : Gilles VERDET - La Sieste des hippocampes 4 nouvelles. La première donne son titre au recueil. Il ne s'agit pas d'animaux marins, mais de la mémoire, comme dans la dernière nouvelle - dans les deux cas mémoire chamboulée, induite en erreur. Les...
Lire la suitePRÉSENCE Tant qu’autour de leur nom la bouche Pose la ferveur des baisers, Tant que le sang brasse, farouche, Les sentiments inapaisés, Tant que la nuit voit leur visage Sous les paupières s’éveiller, Tant qu’une larme fait naufrage Dans la tiédeur de...
Lire la suiteTOMBEAU Tu ne verras plus le printemps ; Tu ne sens pas frémir la brise Ni vibrer le matin que grise Son reflet d’or dans les étangs. Tes yeux sont fermés, ton oreille Est sourde à la chanson des nids ; Tous les jours pour toi sont finis Quand la terre...
Lire la suite- Sœur Dolorès? Je vous demanderais bien un service un peu exceptionnel? Ce ne serait pas très pesant, je crois, c'est sur le chemin de la Cathédrale. Un jour où vous irez... Cela ne vous retarderait guère... - Dites, mademoiselle! J'irai où vous voudrez...
Lire la suiteAU BOIS DORMANT Tout est paisible et lent. Le vent berce les feuilles, Et la lumière doucement bouge dans l'air, Comme une onde pensive et pâle se recueille À l'orée de matins immobiles et clairs. L'oiseau vaque à son nid, l'araignée à sa toile, Des fourmis...
Lire la suite- Mademoiselle, j'ai appris... J'aurais dû venir plus tôt, je n'habite pas si loin. Mais je laisse passer le temps. - J'ai reçu vos cartes de vœux pendant bien des années, c'est plus que n'en font beaucoup d'anciennes... C'est toujours une joie de recevoir...
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2004 : Frédérique MARTIN - L'Écharde du silence 13 nouvelles. Poignantes, parfois terrifiantes: la mère meurtrière, le mythomane poseur de "bombe"... La narration est toujours efficace, presque trop parfois, entraînant au-delà de ce qui, à la réflexion,...
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