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    AU CINÉMA

     

     

    Sur l’écran de la salle obscure,

    Né du faisceau qui le figure,

    L’amour fou courtisant la mort

    Oppose aux malices du sort

    L’insolence de l’aventure ;

     

    Et tant que la séance dure,

    Ne croit-on pas, perdant mesure,

    Sentir plus vrai, vivre plus fort

    Sur l’écran ?

     

    Du réel vainement l’augure

    Jette à ce nœud de ferveur pure

    Les menaces du temps qui dort :

    Le mirage en nous griffe et mord

    Bien après son dernier murmure

    Sur l’écran.

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

                           

     

     

     


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    Six cents euros de maillots au nom d'un joueur de football! Est-ce le même acheteur qui râlera dès que sa baguette augmentera de quelques centimes? Et trouve-t-il normal que sur ce moderne marché aux esclaves qu'on baptise mercato se gaspillent des millions d'euros, pour ce qui après tout n'est que du superflu, et pour rémunérer des amuseurs doués d'un talent secondaire, quand ceux qui nous soignent, nous nourrissent, nous habillent, nous assurent lumière, eau et chaleur sont souvent mal payés de leur peine et de leurs utiles compétences? Oui, Neymar, j'en ai marre. Et encore plus de son indécent étalage de "cœur" complaisamment relayé par radio et télévision.


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    Ce fut un plaisir, partagé, semble-t-il, et pour l'ego une friandise!

     

     

     


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    Sous les vents de Neptune,  de Fred Vargas

    (et aussi Pars vite et reviens tard, L'homme à l'envers, Temps glaciaires, L'homme aux cercles bleus, Coule la Seine.)

    Autant dire: une addiction soudaine.

    Les intrigues sont extravagantes, mais les personnages si fascinants! Et l'écriture: attachante, imagée, pittoresque, qu'elle se coule dans les pensées du héros, ou qu'elle s'amuse à se calquer sur des langages particuliers. Le québécois est délicieux, ou le parler de Clémentine, pour donner deux exemples.

    Je comprends pourquoi l'auteur préfère parler de "rompol" plutôt que de roman policier: elle doit  prendre beaucoup plus de plaisir à l'écriture des dialogues qu'à l'enchevêtrement des faits, qu'elle me semble expédier avec une certaine désinvolture, s'amusant, certes, à laisser le lecteur sur sa faim par le découpage des chapitres, mais surtout attentive aux relations des personnages.

    Bref, on commence à lire lentement, puis on ne peut plus lâcher.

     

     


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    Les bottiers doivent faire fortune ces temps-ci à en croire le nombre de gens que les journalistes voient "droit dans leurs bottes". Comme s'il n'existait aucune autre façon de dire qu'on persévère, persiste, poursuit, continue, maintient, voire s'obstine, s'entête, s'acharne, s'opiniâtre, n'en démord pas, ou encore  - si on  a du goût pour les métaphores - tient ferme, garde le cap et joue les prolongations.

    Autre manie journalistique, à part rabâcher la formule du premier qui parle: exiger que la moindre personne si peu que ce soit en vue réagisse à tout événement et au moindre fait divers, jusqu'à reprocher leur silence à ceux qui, décemment et sagement, se taisent. Ces silencieux, tiens, ils me bottent!


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