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    AU CINÉMA

     

     

    Sur l’écran de la salle obscure,

    Né du faisceau qui le figure,

    L’amour fou courtisant la mort

    Oppose aux malices du sort

    L’insolence de l’aventure ;

     

    Et tant que la séance dure,

    Ne croit-on pas, perdant mesure,

    Sentir plus vrai, vivre plus fort

    Sur l’écran ?

     

    Du réel vainement l’augure

    Jette à ce nœud de ferveur pure

    Les menaces du temps qui dort :

    Le mirage en nous griffe et mord

    Bien après son dernier murmure

    Sur l’écran.

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

                           

     

     

     


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