"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
TURNER LA FIANCÉE DE ROBINSON À l’heure où, sous la brume, on devine l’aurore Au tendre rougeoiement que, d’un souffle embaumé, Le vent déroule au loin sur la vague sonore, Dans les haubans d’un brick a fui mon bien-aimé ; Je ne sais quel démon, quel...
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Daphné Quand j’ai fui, mourant d’épouvante, L’âpre étreinte du dieu de feu Qu’un désir impudent tourmente, Nature, te crois-tu clémente Pour m’avoir, docile à mon vœu, Sous l’écorce enclose vivante ?
Lire la suiteLE TAPIS DU SALON (Annie Saumont) Recueil de nouvelles, évidemment. Effroyables pour la plupart (meurtres, erreur judiciaire, accidents, enfants malheureux...). Pour traduire - je suppose - le désordre du monde ou des êtres, l'auteur démantibule la phrase,...
Lire la suiteSelon les tenants du sonnet régulièrement classique, il est évident que Deux cavaliers comporte nombre d'irrégularités. Parmi les plus voyantes: - les rimes masculines des quatrains (doux / roux, licous/fous) sont depourvues de consonnes d'appui; - les...
Lire la suiteDEUX CAVALIERS Un jour clair de septembre, un de ces soirs si doux Que dans l’air transparent l’arbre s’étire et semble, Palpitant d’un essor dont chaque feuille tremble, Flotter vers l’océan du couchant rose et roux, Resserrant de concert leurs doigts...
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Baucis Versant le lait, coupant le pain, Des voyageurs humbles servantes, S’affairaient mes deux mains tremblantes ; Près de mon vieil époux le pin, À présent frêne je t’évente, Passant recru du long chemin.
Lire la suiteOn appelle désormais humour toutes les formes de comique. Et tant pis si les dessins de presse sont plus souvent satiriques qu'humoristiques, tant pis si le ressort du rire n'est qu'un jeu de mots, si se moquer d'autrui est plutôt l'effet de l'ironie...
Lire la suitePETIT BONHEUR Quand je te vois le jour s’éclaire, Il me semble qu’à toucher terre Mes pas s’emplissent de vigueur Et que mon sang brasse l’ardeur Des sèves vertes de naguère. Croiser tes yeux, la belle affaire ! Mais la peine en devient légère Et l’ombre...
Lire la suite"L'écriture a un signe pour marquer l'inachèvement: trois points de suspension. (En chinois, c'est six points!) Mais certains auteurs les sèment à poignées, si bien qu'ils ne veulent plus rien dire." Roger GRENIER (On pourrait en dire autant des points...
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