"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
Zeus Sous corps de cygne ou de taureau, Masque de chair ou d’or en pluie, Loin de l’Olympe où je m’ennuie, Je rôde, insolent tourtereau : Que ta pudeur, nymphe, s’enfuie ! Suis-je pas des cœurs le bourreau ? Mais sur l’hôtesse aux mains flétries, Sur...
Lire la suiteDEUIL DE REINE Le dernier dimanche de juillet, peu après une heure du matin, la foudre frappa la maison de retraite que tenaient, faubourg Saint-Sernin, les Sœurs de la Miséricorde. Les pensionnaires ne dormaient plus depuis longtemps; le fracas de l'orage...
Lire la suiteVIEILLIR Soudain le temps a rétréci ; Nous n’irons plus jamais ensemble Frayer les sentiers sans souci Où nos pas s’inventaient un amble. Plus jamais la vie en nos corps N’épanouira la merveille D’un être neuf, dont le décor De notre avenir s’ensoleille....
Lire la suiteMADRIGAL BLEU L’azur des mers sous l’or des cieux, Le peintre à les vaincre s’échine : Plus heureux l’homme que fascine L’aigue-marine de tes yeux ! ÉPIGRAMME Bon diable, le hasard vous place sur ma route Le jour où je n'y pense pas, Mais, diable pour...
Lire la suiteLE PALAIS DES SONGES Les songes, dit Homère, en lui trouvent naissance, Mais ce palais, ce nid, ce creuset qui condense L’invisible pour l’œil prisonnier de la chair, En quel lieu prend-il forme et de quelle substance ? S’érige-t-il en tour au tréfonds...
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Je n'ai pas lu tous les prix Prométhée de la nouvelle (même si je n'en suis pas loin), mais il suffit de reprendre les dix ou quinze derniers pour vérifier combien le goût des lecteurs jurés est ouvert. 1997: Alain KEWES - Le Geste manqué de l'amant 14...
Lire la suiteÉLOGE DU SILENCE Les phrases dures de la prose blessent l'indicible,lames, couteaux, ciseaux dans les branches des songes,et l'aile ensanglantée retombe:terre! terre! mais où estla mer miroir du ciel infini? Aux flèches insaisissables du soleil, aux vagues...
Lire la suiteC'est le livre qu'on écrit pour conserver un peu de ce que le temps emporte. C'est le livre qu'on lit parce qu'on s'y retrouve: même sorte de décor, la campagne, même enfance paysanne baignée de "patois", de lecture, de radio, de travaux partagés - fenaison,...
Lire la suiteFIGURE IMPOSÉE Tu prétends donc, ma belle, en ta douce démence, Que sur ces douze mots je rime un au revoir ? De ma muse tu sais que le zèle est immense, Mais où diable veux-tu qu’elle case un lavoir ? Le bitume a pour toi plus d’attraits que la terre,...
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