"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
NUAGES D’ÉTÉ Dans le ciel immensément bleu, Plus légers que flocons de mousse, Trois nuages qu’un zéphyr pousse Vont flottant à la queue leu leu. Le soleil en vain se courrouce, En vain darde un arc ombrageux, Ses traits de leur ventre neigeux Ne tirent...
Lire la suiteET POURTANT… Ils sont si grands, tous ces poètes ! Tu les lis, les relis, ton âme s’en nourrit ; Que pèsent près des leurs tes phrases inquiètes ? Ton vers grince où le leur sourit. Des mots ils domptent l’harmonie, En cent couleurs les sons se divisent...
Lire la suiteBALLADE SUR TROIS BALADINS L'un fut jadis traîne-misère, Voire larron dit la rumeur, Au surplus jaillissant trouvère Dont s'éternisent les douleurs Quand vibre ici résonne ailleurs, De flûtes en violoncelles, L'air que sifflait ce maraudeur Qui fut orfèvre...
Lire la suiteLa Marie-Anne de Plus blanc que blanc dédaigne les photographies de Serge. Un autre personnage de roman partage le même sentiment... "... tous ces soi-disant grands photographes..., [il] en connaissait quelques-uns personnellement et n'avait pour eux...
Lire la suiteBIBLIOTHÈQUE J’ai sept ans et je viens d’entrer à l’école de mon village : toute petite, classe unique, deux portes et quatre fenêtres, un poêle dans l’ovale de sa grille, deux tableaux verts, six paires de pupitres sur deux files. Quant au maître, vingt-deux,...
Lire la suiteLE JARDIN DÉLAISSÉ Du sol sec cent fois rebattu, Entre le chiendent et la mousse, Obstiné, le narcisse pousse Et flamboie à fleur que veux-tu; L'ancolie et la primevère, En sauvageonnes sans façons, Aux allées comme au vieux gazon, Prodiguent leur graine...
Lire la suiteLes papiers d'Aspern - Henry James Un délice de douloureuse ironie. J'avais lu d'autres nouvelles de James, je ne me souviens pas qu'aucune m'ait paru aussi fascinante - peut-être parce que le sujet de celle-ci m'intéresse particulièrement. Nouvelle,...
Lire la suite