"La vraie vie, c'est la littérature." (M. Proust)
BÉRÉNICE Messager, que dis-tu? Le prince, à Rome, mort ? N’était-ce pas hier - deux ans peut-être, à peine… - Qu’exempte de l’espoir qu’une autre m’y ramène, La trirème fuyant m’emportait loin du port ? Leurrant depuis ce jour sa soif de réconfort, Mon...
Lire la suiteÉLÉGIE PIEUSE Les mains qui savent des douleurs Écorner les griffures, Les chères mains qui furent Le seuil du havre où le haleur Retrouve souffle, ah ! dites-leur, Mes vers, combien sans elles L’avenir perdra de couleurs, Et l’allégresse d’ailes. L’imperturbable...
Lire la suiteJ'ai lu pour la première fois "Hamlet" dans la traduction de François-Victor Hugo, et c'est à celle-ci que je reviens toujours. On vante périodiquement telle ou telle nouvelle version: peut-être ont-elles en effet, pour les comédiens, des vertus qui échappent...
Lire la suiteIl a longtemps brillé dans les Pyrénées, à Lourdes et aux alentours. Il vient de se mettre en veilleuse: l'Atelier Imaginaire (http://www.atelier-imaginaire.com/) qui a décerné pendant 30 ans (ou peut s'en faut) le prix de poésie Max-Pol Fouchet et le...
Lire la suiteAPRÈS LA PLUIE Flottilles de confettis: La neige rose des prunus Fleurit de soie les flaques de l'averse. Rose dragée, Rose de tutus effondrés, Rose princesse de Disney Tout d'artifice et de fard. Féérie fugace Du faux printemps de mars, Fièvre éphémère,...
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En guise de viatique, quelques recueils de nouvelles, dont je reparlerai peut-être un jour. Trois recueils de Châteaureynaud: Le héros blessé au bras, Le kiosque et le tilleul, Le jardin dans l'île. Trois d'Emmanuelle Urien... Et trois Prix Prométhée...
Lire la suiteAVATAR Quel décret dans l’ombre prescrit Que demain fleurisse la rose ? Qui sait où divague l’esprit, Quand le corps, dans la nuit, repose ? Que demain fleurisse la rose, Nos yeux vont s’en émerveiller. Quand le corps, dans la nuit, repose, Est-on sûr...
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TURNER LA FIANCÉE DE ROBINSON À l’heure où, sous la brume, on devine l’aurore Au tendre rougeoiement que, d’un souffle embaumé, Le vent déroule au loin sur la vague sonore, Dans les haubans d’un brick a fui mon bien-aimé ; Je ne sais quel démon, quel...
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Daphné Quand j’ai fui, mourant d’épouvante, L’âpre étreinte du dieu de feu Qu’un désir impudent tourmente, Nature, te crois-tu clémente Pour m’avoir, docile à mon vœu, Sous l’écorce enclose vivante ?
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