• UN PEU DE RÊVE

     

     

    DEUX  CAVALIERS

     

     

    Un jour clair de septembre, un de ces soirs si doux

    Que dans l’air transparent l’arbre s’étire et semble,

    Palpitant d’un essor dont chaque feuille tremble,

    Flotter vers l’océan du couchant rose et roux, 

     

    Resserrant de concert leurs doigts sur les licous,

    Ils auraient dit : Veux-tu ? Promenons-nous ensemble !

    Et le pas des chevaux prenant d’eux-mêmes l’amble

    Aurait paru bercer les songes les plus fous,

     

    Quand, au seuil de la nuit, dans la sente profonde,

    Parmi les ors fuyants que sème l’ombre blonde

    Sous les tendres rayons du soleil attardé,

     

    Ils auraient, attentifs l’un à l’autre en silence

    Et perclus du bonheur par l’instant accordé,

    Recueilli les échos d’une obscure présence.

     


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