• PARADOXALEMENT...

     

                   ÉLOGE DU SILENCE 

     

    Les phrases dures de la prose blessent l'indicible,
    lames, couteaux, ciseaux dans les branches des songes,
    et l'aile ensanglantée retombe:
    terre! terre! mais où est
    la mer miroir du ciel infini?

     

    Aux flèches insaisissables du soleil,

    aux vagues de la musique,
    aux mots des poèmes s'ouvre le cœur,
    et leur douceur aiguë s'y brise et en déborde si bien
    que la tendresse qui l'inonde autour de lui ruisselle sur le monde.

     

    Ne parle pas;
    n'empêtre pas, n'empèse pas, n'épingle pas
    dans la toile des discours quotidiens
    l'aubaine qui s'ébauche, l'aube enfin renaissante;
    ne laisse pas l'esprit bavard lui tailler dans le vif
    un nom, un corps,

     

    mais que sous son aile inquiète et diaphane
    afflue et se disperse
    la fuyante essence du rêve - haleine obscure,
    air de n'y toucher qu'en touchant à tout,
    souffle d'astres, exaltante clarté du vent!

      

      

     


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