• MARATHON DES MOTS

     

    Samedi 29 juin, Cloître des Jacobins, Denis Lavant lit En un seul souffle de Francis Ricard.

    Le lecteur ne lit pas, il éructe, il vocifère, sa voix se précipite et monte, monte! On saisit du texte ce qu'on peut, juste assez pour penser qu'on opèrerait volontiers un tri entre les passages qui ne sont guère que des pochades d'humoriste (les gens qui battent des mains, la vedette de la chanson...), les classiques (sauf dans l'écriture) tirades contre le temps qui fuit, l'indifférence de Dieu, l'incompréhension..., et les moments où résonnent des aspirations ou des angoisses vraies (l'anti Ulysse, le devenir des livres - fragment inutilement agrémenté par le lecteur in fine d'un hurlement canin -, la difficulté d'écrire, le vent, le nocturne oiseau...).

    À lire le texte, je le débarrasserais volontiers de quelques trivialités (ça, z' pour ils, absence de ne...) - censées être énergisantes, oui, je sais - , et je continue à penser que le refus de toute ponctuation dans ce qui se présente comme de la prose n'a pas de vertu particulière, même pas celle de refléter le désordre du monde qu'on entend dénoncer.

      


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