• HISTOIRE LITTÉRAIRE

     

     

             E  LA NAVE  VA 

     

     

     

    Le poète autrefois posait, le soir venu,

    Les songes de sa plume aux pieds de la déesse,

    Muse dont la faveur, veillant sur sa prouesse,

    Ouvrait à ses regards les seuils de l’inconnu.

     

    Puis l’amour d’une dame, offert ou contenu,

    Mit aux doigts du trouvère un luth plein de tendresse

    Et, pour charmer le cœur de son enchanteresse,

    La lui fit dans ses vers louer par le menu.

     

    À présent qu’en l’honneur des amantes fidèles

    On hésite à dresser des temples et des stèles,

    Vers qui porter sa voix ? D’où tenir la beauté ?

     

    Mais peut-être du vent, de la mer, des étoiles

    Suffit-il d’éprouver sans fin la nouveauté

    Pour que toujours l’esprit s’élance à pleines toiles !

      

      

     


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