• EN SOUVENIR D'UNE VOIX

                  

      

                                 EN SOUVENIR D’UNE VOIX

       

     

    Tel, que mène sa soif vers ces secrètes eaux,

    Croirait, environné d'une forêt profonde,

    Boire à genoux, dans l'ombre sourde des roseaux,

    - Jusqu'à mourir - douceur et douleur d'être au monde.

     

    Tel, qu'y porte le vol tranquille d'un oiseau,

    Se voit brisant le fil des ailes vagabondes

    Pour s'abattre, vibrante étoile, ardent fuseau,

    Jusqu'au cœur noir et doux que nul regard ne sonde.

     

    Et, du tendre bouleau jusqu'au sombre cyprès,

    Chaque arbre dans le soir à mi-voix pleurerait,

    Tandis que, sans suspendre ou ralentir sa course,

     

    L'eau vive roulerait sous l'arceau des taillis

    Le galet, le fruit mûr, l'astre par qui jaillit

    Dans un cri dévorant le chant nu de la source.

      

      


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