• CEUX QU'ON QUITTE

      

      

    CHERS  ÉPHÉMÈRES

     

     

     

    Ils traversent nos jours sans qu’y pèsent leurs ombres,

    Attentifs dans l’instant et sitôt oublieux,

           Liés à  nous si fort, si peu !

    Car de peur qu’un excès de ferveur les encombre,

           On les chérit du bout des yeux.

     

    Savent-ils quels désirs sur leurs traces s’élancent ?

    Comme le souffle ami d’un bonheur en partance,

           Leurs pas, leurs voix,  leurs doigts sont doux,

    Humbles effleurements, délice du silence

           Que leur bonté pose sur nous.

     

    L’un panse une blessure, un autre ouvre une voie

    Par où s’écoule enfin le poison du mépris,

           Un autre entend l’écho des cris

    Qui firent, mieux qu’un bec acharné sur un foie,

           Saigner l’espoir d’être compris.

     

    Ils sont sur notre route un semis de lumières ;

    S’ils reviennent parfois effleurer nos frontières,

           Sourires frêles du passé,

    Le temps nous les reprend de jalouse manière

           - Sans que leur nom soit effacé :

     

     Ils ont foré dans l’âme une grotte secrète

     Où retourner en rêve et rêver de retours

           Vers les saisons d’intime fête

    Lorsque mains ou regards composaient de velours

            L’heure digne d’être toujours !

     

     

             

      


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