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    LE JARDIN DÉLAISSÉ

     

     

     

    Du sol sec cent fois rebattu,

    Entre le chiendent et la mousse,

    Obstiné, le narcisse pousse

    Et flamboie à fleur que veux-tu;

     

    L'ancolie et la primevère,

    En sauvageonnes sans façons,

    Aux allées comme au vieux gazon,

    Prodiguent leur graine légère;

     

    L'iris foisonne; du lilas

    Les drageons lutinent les branches;

    Le rosier pimprenelle épanche

    Le fouillis de ses falbalas:

     

    Ô jardin que la main délaisse,

    Paradis perdu sans fracas,

    Fruste éden qui ne songes qu'à

    Fleurir et refleurir sans cesse,

     

    Ô frère naïf de ce Mont

    Où la Muse oubliée sommeille,

    En rêvant qu'un Orphée réveille

    Les rythmes purs que nous aimons!

     

     


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